Depuis le coton d'Egypte
utilisé autrefois aux fibres de carbone, une voile est aujourd'hui un matériau
composite. Effectivement, suite aux progrès faits ces dernières années dans
ce domaine, les fabricants de voiles ont su tirer profit de la juxtaposition de
différents matériaux en couches successives et des possibilités
d'orientations des fibres structurales en utilisant notamment l'informatique.
Dans ce contexte, les
matériaux qui composent ces voiles doivent être à la fois mécaniquement
performants et légers, sans altérer la durabilité. De même la stabilité
dimensionnelle du matériau qui compose ces voiles doit être très bonne. Aussi,
les fabricants de matériaux à voiles ont développés des produits constitués
de deux couches de film plastique enveloppant et contenant des grilles de fibres
de chaîne et de trame, associées à des fibres orientées ou ayant plus ou
moins 6, 12 ou 45° pour réduire les déformations. Ces matériaux de hautes
performances sont des matériaux dit " sandwich " ou
" laminés ". Ce film peut être associé à un ou deux
tissus de type taffetas afin de protéger l’ensemble et d’améliorer la
longévité des voiles de croisière ou de course hauturière.
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Alors que les développements
de l'art antérieur sont exclusivement axés sur la disposition des fibres, nos efforts de recherche et de développement se sont portés au niveau du matériau
proprement dit, en cherchant à augmenter la quantité de fibres de hautes
performances et à réduire la quantité des autres matières plastiques. Ainsi
ces gains de poids de matière « mécaniquement inutiles »
permettant d’accroître les proportions de fibres « mécaniquement
utiles », et donc les performances.
Par exemple le film Polyester MylarR est 800 fois moins résistant à la
traction que les fibres de carbones. De plus ces films plastiques crées beaucoup
de retrait (appelé shrinkage en Anglais ) et d'incertitude dans la forme finale
de la voile.
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Par comparaison, les matériaux composites ont suivi une évolution similaire, les
tissus roving ont remplacé les mats de verre, pour laisser place aux tissus
plus fin avec des inserts à +/- 45°. Plus tard sont apparus les plis de fibres
unidirectionnels, pour finir aujourd'hui à des nappages de bandes
unidirectionnelles superposées dans le sens des efforts mécaniques, grâce aux
machines à commande numérique. Bien que tous les matériaux
pour les voiles de régate soient actuellement réalisés avec deux films
plastiques de protection prenant en sandwich les fibres, l'avenir est dans la
diminution des matières plastiques au profit de fibres beaucoup plus résistantes.
Le Trilam est le fruit de cette recherche, ainsi le progrès le plus important fut de supprimer les deux films
plastiques en trouvant un moyen de lier sans tissage les fibres entre elles. Ces
films sont remplacés par des fibres très fines renforçant et protègeant
l'ensemble. Il en résulte de nombreux avantages que vous pouvez découvrir dans
les autres pages de ce site. |
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